vendredi 3 janvier 2014

La RSE, levier de compétitivité et de développement.


Tic éthique ?

Qu’on la nomme Responsabilité sociétale des entreprises ou Responsabilité sociale des entreprises, la RSE est devenue la dernière marotte du monde du travail.

Des prémices des années 60/70 à aujourd’hui.

La RSE n’est pas une idée nouvelle puisqu’on en trouve déjà l’existence dans les années 60/70, époque où des économistes américains réfléchissaient à l’opportunité d’inclure la question sociale ou sociétale dans les efforts d’évolution et de pérennisation des entreprises.
Il faudra pourtant attendre les années 90 pour que la simple idée se transforme en fait et que l’observateur voit la prise en compte de la RSE notamment pour répondre aux questions de discrimination en entreprise, de défi de la diversité, de gestion des risques induits par l’activité, d’instauration de la parité…
La pression du cadre juridique et des organisations vouées à la défense du respect humain ou de l’environnement ont probablement accentuées le mouvement, on se souviendra utilement de la vindicte qui s’était abattue sur Nike suite à la mise en avant des conditions de travail entourant la fabrication de ses produits…

En France, le premier coup de semonce  éclatera en 2001 avec la loi sur les nouvelles régulations économiques (loi NRE). Cette loi sera la première à  imposer aux sociétés cotées en bourse à présenter les informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités…
Moins de 10 années après, les grandes entreprises auront intégré définitivement la RSE et l’introduiront dans leur rapport annuel et leur communication. Une norme internationale sera d’ailleurs dédiée à la RSE : la norme ISO 26 000. 
Droits de l’homme, normes du travail, environnement,  lutte contre la corruption auront désormais droit de citer dans la gouvernance des entreprises.

La RSE, pour les grands et les petits…

Faut-il y voir les effets des crises économiques qui ont secouées l’Europe conjuguées aux soubresauts d’un marché de l'emploi maladif et au besoin vital de compétitivité des entreprises ? 
Après les grandes entreprises, les PME se penchent sur la RSE et la transforme en atout compétitif. La mise en place est facilitée par la taille des entreprises aux effectifs plus modestes, ces dernières se montrant plus réactives et plus enclines à intégrer rapidement la démarche dans leurs services.
Les PME sont les structures les plus pourvoyeuses d’emploi et d’opportunités de carrière. Encore faut-il qu’outre leurs résultats économiques, elles présentent un avantage concurrentiel face aux grandes structures pour attirer des nouveaux talents. Il semble qu’une RSE bien pensée, aux implications réelles et une communication efficace permettent aux PME de tirer leur épingle du jeu…

Pour les petites comme pour les grandes entreprises, l’intérêt ne réside pas dans le simple fait d’une politique RSE « sur le papier ». 
Les candidats à un nouvel emploi se montrent de plus en plus sensibles à la dimension éthique de leur futur employeur que ce soit dans la sphère environnementale ou citoyenne. Etre une entreprise socialement responsable est un critère pour se vendre auprès des futurs salariés comme des clients…
De fait, les entreprises s’évertuent à prouver leur réel engagement par des preuves concrètes en signant des conventions, en mettant des chartes en place ou en obtenant des labels divers…

La RSE, atout de la RH  et de la marque employeur!

Une bonne démarche RSE s’inscrit dans  trois domaines : 
le respect de l’environnement 
les aspects économiques et de gouvernance 
un volet social et sociétal. 
C’est dans ce dernier point que les Ressources Humaines gagnent une nouvelle légitimité dans leur rôle pour la compétitivité.
Bien-être en entreprise, égalité professionnelle et diversité,  développement des compétences, accès à l’emploi des jeunes et des seniors, insertion des personnes  handicapées, autant de sujets amenés à prendre une importance croissante dans les entreprises et qui démontrent avec force que la nouvelle orientation de la RH se fera dans le sillage de la RSE.
En s’emparant des sujets inclus dans le volet social et sociétal par le biais de la RH et de la RSE, l’entreprise réalise également une avancée décisive dans la promotion de sa marque employeur.

L’engagement citoyen de la structure et de ses salariés débordent du cadre de l’entreprise et s’inscrit dans  les sphères plus générales de la société en exposant et proposant leurs pratiques de lutte contre les discriminations, de promotion de  la parité et de la diversité ou encore des diminutions des nuisances…

L’entreprise se préoccupe des attentes de la société civile en matière de respect de l’environnement ou de l’humain et s’adresse tout autant à ses clients internes qu’externe : salariés et citoyens !

Compétitivité, évolution économique, adhésion des salariés à une éthique commune, image préservée à l’extérieur, une RSE assumée se pose comme une opportunité sans égale pour la dynamique des entreprises et le retour en grâce dans un contexte porté à la suspicion générale.

Source officielle :


Par Sandrine Virbel. 




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