vendredi 18 octobre 2013

Echangeons sur...La Pratique professionnelle de l’anglais, là où le bât blesse…


Pratique professionnelle de l’anglais, là où le bât blesse…

Je lisais ce matin un article dans un quotidien faisant état des difficultés des cadres à s’exprimer en anglais.
Selon une enquête menée par Cadremploi et 1to1 English (organisme de formation), 46.8% des cadres estiment atteindre un niveau « débutant » ou « intermédiaire » 36.4% estiment parvenir au niveau « opérationnel » et enfin 16% se taxent d’un « anglais courant ».
Si vous évoluez ou souhaitez évoluer dans un milieu international, une telle lacune constitue un véritable frein lorsque ce n’est pas franchement rédhibitoire.

Outre les contours de l’enquête (A-t-on demandé au panel de juger son propre niveau et l’a-t-on testé pour être impartial ?), des points me semblent néanmoins importants à soulever lorsqu’on évoque le sujet récurrent de l’anglais dans le monde professionnel et du niveau en langue de la population française en général…

  1. Qu’entend-t-on par niveau d’anglais ? 

    Un référentiel http://www.passeportformation.eu/cecr.pdf existe bien mais il peut refléter des situations très différentes. Untel manie très bien l’anglais technique rattaché à son métier mais peine à parler ne serait-ce que pour échanger des banalités avec un anglophone. « my job is rich » mais c’est tout.
  1. Doit-on attendre de manier parfaitement une langue pour se lancer ? Probablement non lorsque se faire comprendre est l’essentiel. Là encore, définissons des priorités…
  1. Ne se bloque-t-on pas soi-même en ne saisissant pas la moindre occasion de pratiquer ? Un touriste en perdition sera reconnaissant de vous entendre voler à son secours et pardonnera les erreurs… Osons !
  1. Repensons la façon d’enseigner les langues. Le milieu scolaire privilégie encore trop une étude très académique… Règles de grammaire, listes de verbes à ingurgiter, tout cela est indispensable mais ne doit pas se faire au détriment de l’oral… les langues vivantes ne doivent pas être acquises comme une langue morte. Parler, tester, se tromper, affiner ses réflexes, parler encore et toujours, facilite l’acquisition d’une langue. Songeons un instant à un enfant qui apprend à parler… il baragouine, teste, est repris par les adultes. Il baigne dans un monde auditif, il est immergé dans sa langue et il l’apprend ! Voire il en apprend plusieurs dans des familles bilingues et tout ça sans que ses parents ne déposent un livre de grammaire dans son berceau…
Les formations pour adultes et les séjours linguistiques en immersion de nos jeunes ne s’y trompent pas : la méthode efficace ne peut être que celle-là !

  1. A l’écrit, mieux vaut des phrases simples avec une seule idée (cela vaut dans toutes les langues). Si vous peinez dans l’anglais technique par manque de vocabulaire, offrez-vous l’un de ces livres qui vous aidera à pallier à ce frein. Enfin, la presse anglophone permet au lecteur de renforcer sa pratique de la lecture et d’enrichir son vocabulaire sur les sujets d’ordre général (Vocable, journaux étrangers…).


Pas de fausse modestie ou de surestimation de votre niveau, lancez-vous à l’eau dès que l’occasion se présente et privilégiez la langue in-vivo.

Par Sandrine.

Réactions :