lundi 21 octobre 2013

La BEI et la BPIFrance s'accordent pour financer les PME innovantes



Le 25 septembre 2013 la Banque européenne d’investissement et la Banque publique d’investissement France ont signé un contrat de financement destiné aux PME innovantes de moins de 250 salariés et aux entreprises de taille intermédiaire de moins de 3000 employés. 
Ainsi 750 millions d’euros et une enveloppe de garantie de 200 millions ont été mis à disposition de la BPI trois mois après les assises européennes du financement des entreprises, ce qui est la concrétisation d’une volonté de relance de la croissance et de l’emploi dans l’hexagone. 
Il convient de préciser que « l’Initiative Innovation 2010 » de la BEI fait suite à la « Stratégie de Lisbonne » lancée par le Conseil européen et vise à financer sur le territoire de l’Union européenne la mise en place d’une économie compétitive fondée sur la connaissance, capable de susciter une croissance durable et la création d’emplois. 
Rappelons que le groupe BEI (composé de la banque elle-même et du Fonds européen d’investissement) ne recourt pas au budget de l’Union mais emprunte des fonds sur les marchés financiers, ce qui lui est facile avec un rating A+. 
Son action concerne le territoire européen à 90% ,le restant est dévolu aux Pays voisins et aux Pays en développement. 
En dehors de l’Initiative Innovation 2010, la BEI finance les projets viables relatifs à la cohésion, le soutien aux PME, la viabilité environnementale, le développement des réseaux transeuropéens d’énergie et de transport, l’énergie durable, compétitive et fiable. Elle accorde des prêts (grandes entreprises, PME, Administrations locales), des garanties (Banques, sociétés de crédit bail, Fonds mutuels), de l’assistance technique (économistes, ingénieurs) et du capital-risque. 
Toutefois, malgré l’aspect positif indéniable de ce contrat favorisant le potentiel de croissance de la France dont l’économie est plongée dans une crise profonde, il convient de ne pas masquer certaines réalités et notamment la fragmentation du marché européen du crédit. 
En effet Werner Hoyer, le nouveau Président de la BEI a mis en exergue le fait que les taux d’emprunt très différents que les PME doivent accepter selon leur pays d’origine constitue un réel obstacle au bon fonctionnement de l’économie européenne. 
Pour Nicolas Dufourcq, Président de la BPI, le vrai problème réside dans la confiance des entreprises qui actuellement ne sollicitent pas assez cette banque. 
Francis Roubaud, Président de la CGPME estime pour sa part que ce n’est pas tant le cout du financement mais plutôt la difficulté à l’obtenir car actuellement un quart des entreprises rencontrent de vraies difficultés de trésorerie.

(C) Jeannick Odier



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