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dimanche 20 octobre 2013

Le Greenwashing : nouvel argument marketing


Greenwashingcard

Penchons-nous aujourd’hui sur le principe de greenwashing.

 Le greenwashing peut être défini comme le blanchiment de son image par une entreprise. 

Les entreprises qui y recourent orientent leurs actions de communication vers un positionnement écologique pour s’octroyer une image « verte ». Le greenwashing peut être littéralement traduit par « blanchiment écologique » ou « désinformation verte ».

L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie) a publié fin Août un « Guide anti-greenwashing ». L’idée est de sensibiliser les professionnels de la communication (annonceurs et agences) sur les dérives du greenwashing, les risques de telles pratiques sur l’image de marque et de donner des conseils d’auto-évaluation des messages de communication.  Greenwashing et éthique ne font pas bon ménage.

Rappelez-vous le test de la souveraineté du consommateur : une action marketing est éthique si la capacité de jugement du consommateur n’est pas entravée, si le volume d’information disponible suffit à ne pas entrainer de décision biaisée et si le consommateur a une alternative. Or le fondement du greenwashing est l’exact contraire : l’argument écologique ou de développement durable est utilisé alors que l’intérêt du produit ou du service pour l’environnement est minime, voire inexistant. Le message a été élaboré dans le but d’induire le consommateur en erreur sur les valeurs environnementales ou durables d’un produit, d’un service ou d’une entreprise. 

Vu sur Internet, le commentaire d’une internaute à propos d’une grande marque de cosmétiques au positionnement végétal : « Bonjour, cela fait des années que j’utilise les produits XY., attirée que j’étais par l’argument « naturel », à ma dernière visite, la vendeuse me convainc d’essayer un masque, chose faite à la maison et, surprise par l’application agréable, je regarde la composition du produit, horreur, je lis des ingrédients rien moins que naturels avec juste un peu d’allantoîne au milieu de glycerol, vaseline et autres parabens. Je me sens flouée. » 

Quel intérêt pour les entreprises de ne pas céder aux sirènes du greenwashing ?

 Les consommateurs sont de plus en plus méfiants vis-à-vis actions de marketing. Ils sont sensibles aux scandales environnementaux, aux risques sur leur santé, aux alertes des ONG sur les risques écologiques. Par exemple, la campagne Au cœur de Fleur de Colza de Lesieur l'été dernier a fait parler d’elle cet été. La campagne mettait l’accent sur l’agriculture responsable et le positionnement « nature » de l’huile de colza. Entre autres pratiques de greenwashing, des allégations partielles concernant l’utilisation des pesticides dans la culture des champs de colza ont retenu notre attention. Au lieu de parler d’absence de pesticides, Lesieur explique : « nous savons quand il faut mettre des produits de protection ou des engrais et dans quelle quantité ». Le consommateur (qu’il ne faut pas prendre pour un imbécile) comprend donc : »
Ah OK, donc ils utilisent bien des pesticides en fait. Bon, mais ils sont bios ou pas en fait ? Je comprends pas bien. Ils se foutent de moi ? ». Effet raté donc ! Jouer sur l’ambivalence peut donc se retourner contre l’annonceur.Pour en savoir plus, un excellent article de décryptage à lire ici : http://www.consoglobe.com/la-campagne-huile-de-colza-de-lesieur-est-elle-du-greenwashing-cg

 Les consommateurs ont aussi accès à l’information rapidement grâce à Internet et se sont éduqués pour décrypter les listes d’ingrédients, les campagnes de pub dites « vertes ». Impossible pour les entreprises de ne plus être totalement transparentes et cohérentes.

 Pour preuve, un nouveau témoignage cliente trouvée sur le Web concernant Yves Rocher, explicitement positionnée comme une marque « naturelle » : « Yves Rocher sont très doués pour la manipulation, ils mettent l’accent sur des produits soi disant bio alors qu’il n’en est rien. Un exemple, je me suis achetée un « gommage marocain » pour le corps, j’avais pu voir un ovale qui ressemble à ceux ou l’on trouve le fameux sigle écocert, en tout petit il y avait écrit bio. De retour à la maison, j’inspecte le produit de plus près car tout neuf j’avais envie d’essayer. Là je m’aperçois que c’est uniquement l’un des composants qui est bio, l’huile d’argan. Ils ont mélangé avec toutes sortes de plastiques (billes gommantes, parabens, alcools, et j’en passe). Un bel exemple d’Yves Rocher dupant les clients. » 

Les entreprises qui ont recours au greenwashing se mettent en danger dans le sens où elles s’exposent à du buzz négatif. Les clients déçus n’hésiteront pas à crier à l’arnaque sur tous les médias possibles, soutenus et relayés par les associations de consommateurs et les organisations de défense de l’environnement. Une campagne de greenwashing a de grandes chances de se retourner contre l’annonceur : les gains procurés par les actions de communication à court terme ne seront pas compensés par une perte de chiffres d’affaires sur le long terme.

mardi 15 octobre 2013

Infographie : Ce que les clients ecommerce recherchent en priorité

Cliquez pour agrandir.

Les e-consommateurs préfèrent que la livraison soit gratuite (74% de satisfaction). Ce facteur devance les prix bas et le temps de livraison.
60% des transactions en ligne se situent en dessous de 50$. Du fait l'importance de la livraison gratuite est évidente en ratio versus montant de l'achat.
Le livraison gratuite est le premier facteur de recommandation.

Ces données s'appliquent certes au marché anglo-saxon mais sont facilement transposables en France.


Source : http://visual.ly

On aime : 10 façons d'augmenter vos prix sans perdre de clients


L'augmentation des prix est parfois lié à des contraintes économiques comme une explosion de vos coûts de production.
Parfois, il s'agit simplement d'améliorer votre marge pour assurer un budget et ne pas freiner le développement de votre entreprise.
Quoi qu'il en soit, ces augmentations peuvent être préjudiciables par rapport à votre clientèle et à l'image que vous renvoyez.

Le magazine inc.com donne la parole à 10 entrepreneurs pour parvenir à "faire passer la pilule".

L'article original.

Sum up et interprétation :


  • La transparence prime. Expliquez votre démarche à vos clients. La communication est essentielle mais doit demeurer courte et simple afin d'éviter d'éveiller la suspicion à force de justification. Attention : expliquez-vous, ne vous excusez pas.



  • Vous n'êtes plus dans les prix du marché ? La matière première a augmenté ? Vous améliorez la qualité de ce que vous proposez ? Dites-le ou écrivez-le. Faites une vidéo ou animez votre page facebook.



  • Remerciez vos clients de leur confiance. Ils apprécient vos services ou vos produits. 



  • Une autre solution consiste à proposer une alternative meilleur marché : un achat en grosse quantité qui donnerait droit à des réductions de gros par exemple. L'effet serait double : une impression de faire des affaires pour le client et une augmentation de vos volumes de ventes pour vous.
Cet article vous a aidé ? N'hésitez pas à poster un commentaire.

Ce blog reste évidemment gratuit. ;)





 


mercredi 2 janvier 2013

Portrait d'entrepreneur : Jean Claude Puerto, PDG d'UCAR



J'ai découvert Jean-Claude Puerto dans l'émission "Patron Incognito" diffusée sur M6, adaptation de Undercover Boss créée en 2009 en Grande-Bretagne. Son pragmatisme, son courage, son honnêteté et son humanité avaient retenu toute mon attention. La prise de risque était cependant conséquente. En cas de mauvaise expérience, la notoriété de UCAR aurait pu en souffrir. 

C'était sans compter sur l'incroyable comportement de ce leader qui place la confiance en l'homme (et la femme) au centre de son dispositif. Une entreprise évolue grâce aux individus qui la constituent et s'y épanouissent. 
Quel formidable modèle de réussite nous fournit Jean-Claude Puerto, un entrepreneur d'exception. 




"Qualités de l'entrepreneur : courage, pragmatisme, abnégation."

On rajoutera empathie et charisme. Jean-Claude Puerto sait parfaitement communiquer sa passion et incarner les valeurs (ses valeurs) de sa société.
Le capital sympathie dont il jouit est largement exploité sur le site internet de la marque.




Le client et le service en ligne de mire. En toute transparence.

Les moments-clés
1957 Naissance à Fumel
1981 Diplôme de l'INSEEC en poche, il crée une entreprise de conseil.
1983 Devient Directeur financier d'une raffinerie de Béghin-Say
1987 Diplômé d'un MBA à l'université Hartford
1988 Devient Président d'Ada aux côtés de Jean-Claude Vigouroux
1999 Création d'UCAR
2009 Inauguration de la première école UCAR qui a pour double objectif de préparer les futurs salariés UCAR et de renforcer la formation continue des franchisés.

2011 UCAR est côté sur NYSE ATTERNEXT à Paris depuis le 06 Juillet 2011


UCAR en chiffres :

Distinction: UCAR a été élue Révélation de l'année des BFM Awards.

La philosophie UCAR : human being

"Nous pensons qu’être propriétaire de son véhicule est la pire manière de consommer l’automobile. Nous pensons que l’auto peut être partagée, à condition que l’humain soit au centre de ce partage. Quels qu’ils soient, les services du tout automatique nous choquent. Nous pensons aussi que l’expérience que vous vivrez chez Ucar doit être humainement riche."

Le fil twitter de Jean-Claude Puerto : @JCLPuerto

Le site internet de UCAR.

Jean-Claude Puerto est l'auteur de " Pour le prix de ce livre, vous pourriez avoir une voiture."