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mardi 15 octobre 2013

Le forfait jours : ne pas se prendre les pieds dans le tapis !

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Le premier coup de semonce est venu du Comité européen des droits sociaux en 2010.
Les dispositions sur le forfait annuel en jours prévues par la loi du 20 août 2008 ne sont pas conformes à la Charte sociale européenne.
Depuis lors, les conseils de prud’hommes ont été saisis par des salariés, des cadres majoritairement, s’estimant lésés par le fameux forfait :
  • Nombre d’heures de travail anormalement élevé sans majoration salariale
  • Menace pesant sur la santé des salariés
  • Flou artistique dans les modalités de prise des jours de repos
  • Charge de travail exponentielle

Pour que les deux parties désirant contracter dans le cadre d’un forfait annuel en jour vérifient la validité de la procédure et des dispositions retenues, je vous propose une check-list.
Vérifiez que la mise en place du forfait jour répond aux différents points évoqués.
A défaut, revoyez votre copie pour éviter tout contentieux fâcheux…

Préalable :
 Existence d’un accord d’entreprise pour la conclusion d’un forfait jour ou d’option prévue par la convention collective dont dépend l’entreprise.
Il est impossible de conclure un forfait jour en l’absence d’accord d’entreprise ou de dispositions de la convention collective. L’accord d’entreprise est préférable car plusieurs conventions collectives sont dans le collimateur de la loi car elles ne prévoient pas de garanties suffisantes en faveur des salariés (chimie, commerce de gros, SYNTEC).
 L’accord prévoit le nombre maximum de jours travaillés par le salarié, les règles de suivi de ces jours, la surveillance de la charge de travail et le type de salariés concernés.
 Un accord individuel (convention de forfait) est signé avec chaque salarié concerné soit au moment de la signature du contrat de travail soit par avenant si le forfait jour est envisagé ultérieurement à l’embauche.

Attention !!! A défaut d’accord, le salarié peut demander le paiement d’heures supplémentaires, le forfait jour étant réputé non valide.

Pour qui ?
 Le salarié est un cadre disposant d’une autonomie dans l’organisation de son emploi du temps et dont la nature des fonctions ne le conduit pas à suivre l’horaire collectif applicable au sein de l’atelier, du service ou de l’équipe auquel il est intégré.
 Le salarié - qu’il soit cadre ou non – n’a pas de durée du temps de travail prédéterminée. Il dispose d’une réelle autonomie dans l’organisation de son emploi du temps (commerciaux…).
Le candidat au forfait jour est donc un salarié autonome dans l’exécution de ses tâches et dans la gestion de son temps de travail.
Les cadres ne sont pas automatiquement éligibles du fait de leur statut.

Quel écrit pour conclure le forfait jour avec un salarié ?
 Un accord écrit et signé par l’employeur et le salarié prévoit le forfait jour. Il s’agit d’une « convention de forfait ».
 Le contenu obligatoire est le suivant :

  • Mention précise du nombre de jours travaillés sur l’année. Il est conseillé de prévoir la remise tous les ans d’une note au salariée l’informant des jours travaillés prévus, du nombre de jours de repos, des congés payés acquis. Par définition, ces éléments varient selon le calendrier de l’année concernée ce qui explique la nécessité de mettre à jour cette note année après année.
  • Possibilité de racheter des jours de repos. Ces jours sont obligatoirement travaillés contre une rémunération majorée (minimum de 10%). L’employeur doit être très attentif au respect de la sécurité et de la santé du salarié. Le rachat de jours de repos peut entrer en contradiction avec les dispositions légales de santé et de sécurité des salariés. Cette situation invalide le forfait.
  • Modalité de l’organisation annuelle d’un entretien individuel avec le salarié en forfait jour. L’entretien aborde la charge de travail, l'organisation du travail dans l'entreprise, l'articulation entre l’activité professionnelle et la vie personnelle et familiale, la rémunération. Une trace écrite des entretiens annuels (compte-rendu exhaustif signé des 2 parties) permet de prouver la bonne tenue de cet engagement.
  • Modalités de suivi pour garantir que l’amplitude et la charge de travail du salarié demeurent raisonnables. Le travail demandé doit être correctement réparti dans le temps.
  • Mise en place d’un décompte annuel du nombre de journées ou demi-journées effectivement travaillées
 La convention respecte les obligations suivantes :
  • durées maximales de travail : 10 h par jour, 48 h par semaine.
  • 11 h de repos minimal par jour/24 heures, travail ne dépassant pas l’amplitude de 6 jours par semaine, repos dominical.
Au-delà de la consignation de ces obligations, l’employeur doit vérifier que les missions du salarié lui permettent de les respecter. Le suivi de la charge de travail prend tout son sens. De plus, le Comité d’Entreprise est consulté sur le recours au forfait jour et sur les modalités de mise en place du suivi de la charge de travail. C’est obligatoire sous peine de tomber sous un délit d’entrave !
  • 218 jours de travail maximal sur l’année. Des exceptions sont possibles.
  • Attribution de jours de repos en sus des jours de congés payés légaux. Pour le calcul de ces jours de repos, utilisez la formule suivante :
365 jours (jours de l’année)– 218 (jours de travail maximal du forfait)– le nombre de jours de congés payés acquis par le salarié (25 dans la majorité des cas) – les jours fériés chômés de l’année (le 1er mai au minimum) – les samedis et les dimanches de l’année = jours de repos attribués au salarié pour l’année.
Ces jours sont librement utilisables par le salarié qui en fait usage selon les variations de son activité professionnelle et ses souhaits.
L’employeur ne peut pas décider de leur prise à sa convenance.


N’oubliez pas !

  • Les absences (maladie par exemple) d’un salarié en forfait jour sont traités somme les absences d’un salarié lambda : l’employeur ne peut pas reporter le nombre de ces absences sur le nombre de jours à travailler par le salarié. L’absence est décomptée de la rémunération.

  • Il est possible de conclure une « convention de forfait jour réduit » avec un nombre de jours travaillés inférieur à 218 jours (cas d’un congé parental d’éducation par exemple).


  • Il est possible dépasser le quota de 218 jours travaillés dans l’année en respectant certaines conditions :
  • Accord écrit du salarié
  • Respect de la limite fixé par l’accord collectif ou par la convention collective. A défaut, la loi prévoit un plafond de 235 jours.
  • Majoration de 10% minimum des jours travaillés en sus des 218 jours

Comme vous l’aurez compris, le recours au forfait jour doit demeurer l’exception et réclame une attention toute particulière dans sa mise en place et son suivi. Il en va de la sécurité et de la santé du salarié et de la responsabilité de l’employeur.
Les deux parties doivent se montrer des plus vigilantes pour une collaboration efficace et sereine.


Par Sandrine VIRBEL

Retrouvez Sandrine Virbel sur son blog : Le calepin RH de Sandrine.
Et sur twitter:


jeudi 10 octobre 2013

Développer la créativité dans une équipe



La créativité est essentielle dans le job de manager. Elle est directement liée à l'imagination.
On s'en sert pour remplir des objectifs notamment.

exemple 1:  Vous êtes directeur marketing ou chef de produit, vous assistez avec consternation à l'effritement de vos ventes et donc de vos marges depuis quelques temps pour une simple raison: le e-commerce. En effet, vous avez un train de retard sur cette évolution du marché de la consommation puisque vos produits, essentiellement artisanaux, ne sont commercialisés que sur une zone de chalandise réduite car uniquement sur site. Vos concurrents ont 6 mois d'avance en ligne. Quelles idées révolutionnaires vous permettront de rattraper votre retard? Allez-vous adopter un slogan, vous servir des réseaux sociaux, appuyer sur tel ou tel aspect de votre offre?

exemple 2: Vous vous trouvez confronté à un épineux problème qui peut mettre en péril votre entreprise: un concurrent vient de débarquer et chasse sur vos terres. Le gâteau n'est cependant pas extensible. A vous de rivaliser d'ingéniosité pour soit dépenser des subsides pour augmenter votre communication (marketing) et fournir des offres promos supplémentaires (ou des services) soit en diversifiant votre domaine d'activité en complétant votre offre actuelle pour recruter de nouveaux clients. Dans tous les cas, il vous faut "repenser" votre offre et être créatif.

exemple 3: jeune entrepreneur, vous devez présenter un projet devant un parterre d'investisseurs. Pour les convaincre, il faut les étonner. Comment procéder alors que votre seul support est une présentation powerpoint. Comment travailler cette présentation pour estomaquer votre auditoire? Là encore, vous avez besoin de trouver des idées originales et efficaces.

Mais ce ne sont que des exemples.
La solution est bien souvent à porter de main.
Levez la tête interrogez vos collaborateurs, ils ont probablement des idées.
De plus, le fait de les mettre à contribution fera qu'ils s'approprieront le projet et ils seront d'autant plus galvanisés.

Comment développer la créativité?
Les idées sont certes dans les airs mais il est nécessaire d'être équipé d'une épuisette adéquate et ... de réflexes suffisants.
En bref, l'imagination guide le bras de la créativité et il existe des méthodes pour la développer.

J'ai tendance à utiliser les 7 règles que je vais vous énoncer et qui me servent à trouver des solutions en toute circonstance.
Ces règles sont énoncées pour un créatif et sont à suivre dans cet ordre mais vous pouvez aussi les utiliser pour un groupe, une équipe au sein d'une entreprise.


Règle no1Écoutez, Observez votre environnement

Pour imaginer correctement, il vous faut avoir les « bases de la réflexion ». Car tout travail d’imagination part d’une réalité que l’on sublime ou transcende.Pour cela, observez, notez, dessinez, écoutez un maximum.« Quadrillez le terrain »« Vous devez maîtriser votre sujet »Dans le milieu du travail, vous observerez vos collègues, leur méthode et serez attentif à leurs ressentis.C’est dans votre environnement que réside LA solution.Faites un sondage mental sur les remarques et reproches qu’ils peuvent proférer mais ne jugez pas vous-même. Commencez à envisager les solutions aux différents problèmes : outils non adaptés, communications inexistantes, formations peu satisfaisantes, organisation du service inefficace, ambiance délétère …Il s’agit là de votre première approche.


Règle no2 Soyez Discret 

Ne parlez à personne de votre projetLa création est un acte intime au départ. De plus, vous risquez de froisser l’ego de nombre de personnes qui vous entourent en dévoilant vos ambitions.De plus, les créatifs sont une caste à part qui effraie les purs pragmatiques méthodiques.Alors, gardez le silence et continuez d’observer.Mieux vaut divulguer votre bébé à un stade avancé.Il vous faut agir en toute liberté c’est-à-dire sans interférence ou critique.


Règle No3Faites un plan

Soyez rigoureux dans votre approche de la création. Pour cela schématisez l’ensemble de votre processus de création en y annotant une estimation de timing pour chaque étape.Petite astuce : équipez-vous d’un carnet pour noter, croquer, rêver et commencer le montage sur Power Point de votre projet. Vous ne perdrez aucune miette.


Règle No4Demandez de l’aide « intelligemment »

S’il vous manque une compétence technique, servez-vous d’internet ou d’une personne qualifiée mais ne parlez toujours pas de votre projet. Multipliez les sources pour brouiller les cartes.


Règle No5Documentez-vous et diversifiez-vous !


Fréquentez des personnes éloignées de votre travail. Soyez curieux de tout.Lisez des magazines et des livres sur tous les sujets, visionnez des films en tentant des associations avec votre idée.Ecoutez de la musique qui vous booste. Toutes ces actions contribueront à la fertilisation de votre imagination.


Règle no6 : Devenez votre produit


Pour que le projet soit une réussite, vous devez vous identifier à lui et le défendre comme s’il s’agissait de vous.Soignez les présentations et documentations le concernant.


Règle no7 : Faites des Feedback


Voilà, vous avez terminé, il ne vous reste plus qu’à analyser les effets de votre création et à développer une nouvelle idée.Attention Attention
Écoutez, Observez votre environnement


La créativité peut vous sauver la mise mais si vous en êtes là, c'est peut-être parce que vous n'avez pas su anticiper les problématiques.Pour éviter de devoir créer sous la contrainte, pratiquez de manière permanente!Couchez le plus possible d'idées tous les jours de l'année et à n'importe quel moment de la journée. Encouragez vos collaborateurs à pratiquer de la sorte.


Dotez-vous d'un dictaphone, d'un Iphone ou d'un simple carnet du moment qu'il tient dans la poche. Mes meilleurs créations sont nées hors contexte!

Le complément de ce dossier et le côté manager pur.
En effet, si vous développez la créativité au sein de votre équipe, il est nécessaire de prendre certaines dispositions.
Le créatif a tendance à s'isoler ou à pondre des idées de plus en plus irréalistes s'il a trop de liberté. Il est indispensable de recentrer l'acte créatif vers un objectif chiffré. Il ne faut pas confondre créer et rêver. D'où l'intérêt de la règle n°1:
A moins d'être artiste, le créatif doit garder à l'esprit les contraintes terrain. Vous devez l'y aider en orientant le flux avec tact. Ne froissez personne.

jeudi 27 décembre 2012

Manager en dénichant des talents


Manager, c’est suivre une certaine ligne de conduite, vous l’aurez compris.
Vous devez constamment agir dans le respect de vos collaborateurs.
Et quoi de plus valorisant que de détecter du potentiel et de promouvoir plusieurs personnes ?
J’ai croisé la route de nombreux individus au cours de ma carrière et ce pour des périodes allant de quelques jours à quelques années.
Dans les rapports que nous entretenions, il était souvent question d’objectifs de carrière et d’évolution.
C’est un levier de management fabuleux. Laisser entrevoir un futur radieux est un excellent moyen de lancer votre environnement dans un grand huit vertueux.
Mais attention : ne promettez pas ce que vous ne pouvez pas tenir.

How to… détecter le potentiel

1) règle no1 : communiquez

Vous devez absolument connaître vos collaborateurs. Pour cela, une seule solution : échanger.
Questionnez et testez au grès des discussions. Des phrases simples suffisent :
Votre travail vous contente-t-il ?
Quel aspect vous ravit/ quels points sont à améliorer selon vous ?
Vous envisageriez d’évoluer à l’étranger/sur un autre site ?
Quelle est votre formation ?

2) règle no2 : évaluez

Fixer des objectifs individuels qui servent un objectif collectif. Soyez ambitieux pour vos collaborateurs et jaugez régulièrement l’état d’avancement.
Par exemple : un vendeur épanoui dans sa mission a réalisé pour 2 millions d’Euros de ventes l’année précédente. Demandez-lui d’évaluer sa marge de progression pour l’année en cours et ajoutez 10 ou même 20%. Faites vivre ce nouvel objectif en argumentant sur la capacité à innover et l’engagement. Avec un management galvanisant, vous assisterez à des miracles. Attention: Ne proposez pas d'objectifs irréalisables. Vous vous discréditeriez et décourageriez vos collaborateurs. Soyez ambitieux mais réalistes.
Fixez également des objectifs humains id est pas forcément quantifiables: capacité de communication, défense des valeurs de l'entreprise, organisation du travail...3) règle no3 : évoquez les réussites

Rien de tel que l’exemplarité. Symboliser la réussite des uns et des autres permet de créer l’émulation. Et si vous n’avez aucun exemple de progression professionnelle dans votre boite, documentez-vous sur des entreprises en compulsant des autobiographies ou des magazines spécialisés comme L’entreprise ou encore Management.
Il est important de matérialiser la réussite. De concrétiser les espoirs.

4) Règle no4 : insistez sur la valeur du travail :

Le mérite n’est pas une notion désuète. Le fait de mesurer à tout moment les efforts de vos collaborateurs vous amène à clamer des valeurs saines.
Démontrer à chaque instant ce principe physique : toute action implique une réaction.
Travailler c’est agir.
Travailler bien c’est avancer.
Et surtout, travailler avec application permet de ne pas multiplier les heures. Prônez la qualité plutôt que la quantité.
Un collaborateur épanoui est un collaborateur qui a une vie équilibrée. Tout excès est néfaste à plus ou moins long terme.


5) règle no5 : pas de favoritisme

Enfin, le moins possible. Restez objectif dans vos jugements. Pour cela, évitez de promouvoir des connaissances ou des personnes qui vous courtisent.
De nombreux intrigants tenteront d’influencer vos choix en vous manipulant. Gardez l'esprit clair.
A noter que certains managers se complaisent avec leur cours…jusqu’à ce qu’ils perdent du pouvoir. Ils se retrouvent alors comme ces princes déchus et pourchassés et changent souvent de boites in fine.

Conclusion :
Soyez moral, soyez positif, soyez juste!
A vous de montrer la voie, la direction afin que la confluence des forces soit totalement efficace.

Dépister des talents vous permettra de diffuser votre manière de manager.
Soyez certains que tout le monde a du potentiel et que les apparences sont parfois trompeuses.

A propos :
comment conjurer la peur de s'exprimer en public?
Retrouver confiance en soi
Donner vie à vos discours

mercredi 13 octobre 2010

Quand les shadoks racontent la communication


La qualité de communication en entreprise est à l'origine de nombreux dysfonctionnements...ou de fabuleuses réussites!
Certes, le problème est complexe si on le considère dans sa globalité.

En réalité, les clés d'une bonne communication sont à portée de tous.

Je vous laisse méditer sur ce schéma que mettent en exergue les célèbres
shadoks.

Managers et néanmoins collègues, gardez toujours à l'esprit que vous devez prôner l'exemplarité à tout instant. Ainsi, n'exigez pas que les membres de vos équipes communiquent positivement si vous-même négligez les réflexes les plus basiques.

Tiens, pourquoi ne pas adopter la TPE attitude?

T pour transparence


P pour proximité


E pour Enthousiasme

Une com' saine dans une entreprise saine. Je vous recommande ce dossier complet du site lentreprise.com
C'est tout pour aujourd'hui!

Les sujets "communication" sur ce blog, c'est par ici.


Autre sujet récent: êtes-vous ambitieux?

jeudi 18 février 2010

Open space: limites du système


Les joies de l’open space… pas si sûr.
"L’open space, pour ceux qui ne connaissent pas, est un concept qui permet de regrouper un maximum de personnes dans un espace ouvert, c’est-à-dire dépourvu de cloisons à l'exception bien sûr des 4 murs extèrieurs!
Vous vous dites : mais c’est merveilleux ! Les employés côtoient les chefs, les secrétaires (ou assistantes) s’entraident, l’information circule à la vitesse grand V, on pourrait même se soulager de l’utilisation de nos E-mails tant chronophages.

Vous pourriez poursuivre en imaginant les fantastiques possibilités qu’offrent ces espaces ouverts en matière d’échange de points de vue, une gigantesque « place publique » propice aux initiatives, à l’émulsion et à l’évolution de carrière !

Et que dire de la popularité que l’on pourrait acquérir d’un seul coup par des interventions brillantes et des diatribes hilarantes !

Et bien, je vous rassure, on est loin du compte !

Tout d’abord les classes demeurent séparées, le clivage persiste. Le prolétariat (désolé…) est toujours séparé de sa hiérarchie directe par 4 cloisons et une porte (sauf erreur architecturale).
De plus, l’Open Space développe de nouvelles capacités d’adaptation pour ceux qui y évoluent. Ainsi pour poursuivre les critiques du lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi… euh non pas le vendredi, le week-end n’attend pas, les individus déploient un éventail d’astuces qui consistent à jouer sur les fluctuations du volume sonore ambiants et la pratique du langage des signes. Astucieux et pour le coup on peut se vanter d’avoir créé de nouvelles voies de communication.

Les mesquineries continuent donc. La jalousie, l’hypocrisie, l’art de paraître, le mensonge, l’espionnage (facilité) voilà les pôles développés.

Ces open spaces, selon la même logique, ont poussé les autochtones vers de nouveaux lieux autrefois déserts pour fomenter à loisir : les ascenseurs, les WC, les coins fumeur en fait tous les Closed Space !!!!

Bravo. "

Vous l'aurez compris, ce texte quelque peu ironique a pour ambition de faire réfléchir sur cette notion d'Open Space.

Nous allons, dans le prochain billet, aborder les règles de conduite incontournables pour que l'expérience soit une parfaite réussite...pour tous!
Restez Zen en open space, cliquez ici.




mardi 1 décembre 2009

manager droit



"Si on est droit, on n'a pas besoin de donner des ordres pour être écouté. Si on ne l'est pas, on a beau donner des ordres, on ne sera pas suivi."
Confucius

L'exemplarité est primordiale dans le travail de manager.
Exemplarité: ensemble des comportements relatifs à une situation considérée par le plus grand nombre comme irréprochable.

L'exercice n'est pas évident. Manager implique le respect individuel, comme nous l'évoquions lors du premier billet. Un respect qui revêt différentes formes et notamment l'égalité de traitement entre les individus. Et la seule manière d'y parvenir est d'établir des règles unanimement comprises et acceptées par tous.
Par exemple, soyez franc. Ne mentez pas et n'adoptez pas des comportements différents avec chaque personne.Quels que soient vos rapports hiérarchiques, soyez constant.
Si vous vous comportez de manière positive et transparente à chaque instant, vous remporterez l'adhésion de tous.
En revanche, si vous prônez toute forme de favoritisme ou si vous pratiquez la politique du secret, vous n'allez pas tarder à vous heurter à des clans et attiserez les rivalités. Or, toute forme de violence est improductive.

Donc pour résumer:
- soyez droit
- établissez des règles de travail logique, suivez-les vous-même et faites les suivre à vos collaborateurs.
- faites des points réguliers sur les évolutions collectives
- n'avilissez personne et ne réprimandez jamais en public
- n'hésitez pas à féliciter pour de bonnes performances
- ne faites preuve d'aucun favoritisme
- ne mentez jamais
- souriez et rassurez
- communiquez un maximum (écoutez, discutez, informez)
- gardez votre sang froid en toute circonstance.

Nous reviendrons ensemble sur ces variables d'action mais gardez bien à l'esprit que vous êtes responsable d'une équipe que vous êtes chargée de faire grandir. Pour cela, il vous faut les guider et sans cesse les tirer vers le haut. Visez l'excellence.
On vous observe alors soyez juste et "clair".
Soyez certains que chaque erreur se paye un jour et que les personnes que vous managez aujourd'hui seront peut-être demain vos supérieurs hiérarchiques.