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mercredi 20 novembre 2013

Mythes et réalité de la RH, choses à connaître avant de rentrer dans la fonction…

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Vous avez envie de travailler dans les RH ? 
Vous souhaitez évoluer dans cette fonction ?

Voici ce que vous devez en savoir…

 Le postulant croit souvent qu’il va s’orienter vers un métier d’assistance aux autres.

La réalité est différente car toute personne travaillant en RH va s’occuper de thèmes plus ou moins « sociaux » : formation, recrutement, paie et rémunération, relations avec les salariés et les autres services de l’entreprise, gestion de conflit, départ de l’entreprise, relations avec les syndicats…

Les RH couvrent plusieurs domaines dont la prise en compte est nécessaire à la bonne marche de l’entreprise. Malgré cela, le métier est de plus en plus dévalorisé. Fonction support par excellence, les entreprises la considèrent comme une dépense à réduire et comme une perte de temps pour tous...

Effet pervers, certains services RH se sont uniquement centrés sur la rentabilité, sur le règne du chiffre en omettant de plus en plus le facteur humain. En cela, il ne faut pas blâmer le service RH en lui-même mais bien la direction de l’entreprise qui donnent le ton et musèle sciemment l’aspect humain … 


Néanmoins, il y a bien une question de budget à prendre en compte dans toute entreprise et le RH se double de plus en plus souvent d’un gestionnaire à part entière ! 



Des qualités pour travailler en RH…

Curiosité intellectuelle, capacité d’adaptation, résistance au stress et à la pression, réactivité, capacité d’écoute, diplomatie, psychologie, communication sont indispensables pour accéder et évoluer dans ces métiers.

Plus le postulant monte dans la hiérarchie RH et plus il doit se transformer en homme-orchestre et en équilibriste. S’il doit bien sûr comprendre les besoins de l'entreprise et anticiper le futur, il doit sans cesse être à l’écoute des hommes et des femmes qui la compose et être légitime dans sa position d’interface entre la direction et les salariés.
Dans un monde du travail qui tend à évoluer de plus en plus vite et où les périodes de turbulence succèdent aux périodes de turbulence, il doit développer une capacité certaine à accompagner les salariés lors des changements même modestes affectant le travail. Nouveau matériel, logiciel ou procédure de travail, toutes ces modifications peuvent déstabiliser les salariés et saper le climat social.
L’entreprise, pour survivre, doit s’adapter aux contraintes externes et s’ajuster en interne. La RH est là pour faciliter la transition et éviter les conflits autant que possible.

La RH requiert de se tenir constamment en éveil sur la législation et donc de savoir chercher et trouver des informations fiables par différents canaux. Une jurisprudence, une modification dans une loi et les pratiques sont remises en cause ou se renforcent. Le RH doit être le garant de la bonne application de la loi dans l’entreprise


Enfin, le portrait ne serait pas complet sans aborder la question de l’informatisation et de l’externalisation de la RH 
Paie, formation, recrutement, nombreuses sont les thématiques qui sont sérieusement impactées tant en volume d’embauche qu’en intérêt des postes. Aussi mieux  vaut  miser sur un cursus sérieux et le plus complet possible pour avoir une véritable valeur ajoutée et prétendre à un poste motivant dans une entreprise plutôt que de se retrouver cantonné à une mission  rébarbative d’exécutant…


Devenir RH : l’indispensable cursus de formation…

Si la RH reste un métier assez ouvert, il n’en demeure pas moins que plus le postulant sera issu d’un bon cursus, mieux il pourra évoluer. 

Autrefois assez rares, les enseignements en RH sont aujourd’hui plus nombreux et leur contenu s’est étoffé pour cadrer avec les problématiques du monde du travail.

Parallèlement,  le niveau attendu des cadres RH a évolué.

Il faut avoir un niveau bac+ 2 pour effectuer des tâches administratives et un niveau «cadre supérieur» soit bac +4/+5  pour gérer toute la fonction dans sa globalité. 
Le diplôme ne fait pas tout et l’expérience du terrain est indispensable pour réussir et évoluer. 


Quelques exemples …

Les techniciens de paie ont généralement le niveau bac au minimum mais il leur est de plus en plus exigé un bac+2 en comptabilité, gestion des organisations, gestion des entreprises et des administrations. A noter qu’il existe un BTS Gestion de la Paie.
Une solide expérience est demandée. Le passage par un cabinet comptable d’externalisation de la  paie est  très prisé.

Les formations préparent à l’établissement des paies, à leur calcul et compréhension en passant par le respect de la législation en la matière et par les déclarations sociales obligatoires.



Une licence professionnelle en gestion des RH ou gestion et administration du personnel ouvre l’accès aux postes d’assistant RH ou adjoint RH. La pratique de l’anglais est fortement recommandée. Très souvent les RRH/DRH font leurs premières armes à un poste d’assistant ou d’adjoint RH.

Les programmes de formation abordent la  gestion de la communication, la  gestion et l’administration des ressources humaines, la connaissance de l’environnement juridique, administratif et financier des ressources humaines.


Pour accéder pleinement aux postes de RRH/DRH,  un master 2 est préférable. 
Les postes en recrutement font état de ce niveau  la plupart du temps. 
Les masters se préparent à l’Université, en Grandes Ecoles ou dans des instituts spécialisés (IGS…), en IAE…
Langues vivantes, management, droit, analyse financière, information et communication, sociologie des organisations, économie, pratiques des relations en entreprises, responsabilité sociétale des entreprises  et j’en passe, les formations supérieures sont complètes et très pointues.



En complément au cursus de formation, le parcours professionnel va fortement influencer sur l’orientation et l’évolution de la carrière. 
Pour un poste de RRH/DRH en entreprise, un RH spécialisé sur une thématique du métier sera moins favorisé qu’un RH généraliste  qui aura  été amené à intervenir sur différents aspects et sera polyvalent.
A contrario, pour un poste d’expert dans un domaine précis ou de consultant, le candidat « spécialisé » sera avantagé…


Enfin, les aspirants RH ont tout intérêt à ne pas dédaigner les PME et à ne pas chercher à privilégier les grandes entreprises à tout prix. Moins cloisonnées et plus souples, les PME sont une bonne école pour accéder à un poste généraliste, polyvalent et espérer se voir confier assez rapidement quelques responsabilités. 
Si l’aspect international de la RH est recherché par le candidat, il s’orientera bien évidemment de préférence vers une grande entreprise.

  

Si vous souhaitez connaître l’évolution historique de la fonction RH et mieux saisir les métiers qui y sont rattachés, je vous recommande la lecture de l’article « Ressources Humaines, de l’évolution d’une fonction ».


Enfin et pour clore cette incursion dans le monde de la RH, je vous laisse méditer sur cette citation de Nicholas Boothman *:


« [...] les gens exécutent les demandes qui leur sont faites quand ils en connaissent les raisons »





Retrouvez Sandrine Virbel sur Twitter et sur son blog pro.

vendredi 18 octobre 2013

Echangeons sur...La Pratique professionnelle de l’anglais, là où le bât blesse…


Pratique professionnelle de l’anglais, là où le bât blesse…

Je lisais ce matin un article dans un quotidien faisant état des difficultés des cadres à s’exprimer en anglais.
Selon une enquête menée par Cadremploi et 1to1 English (organisme de formation), 46.8% des cadres estiment atteindre un niveau « débutant » ou « intermédiaire » 36.4% estiment parvenir au niveau « opérationnel » et enfin 16% se taxent d’un « anglais courant ».
Si vous évoluez ou souhaitez évoluer dans un milieu international, une telle lacune constitue un véritable frein lorsque ce n’est pas franchement rédhibitoire.

Outre les contours de l’enquête (A-t-on demandé au panel de juger son propre niveau et l’a-t-on testé pour être impartial ?), des points me semblent néanmoins importants à soulever lorsqu’on évoque le sujet récurrent de l’anglais dans le monde professionnel et du niveau en langue de la population française en général…

  1. Qu’entend-t-on par niveau d’anglais ? 

    Un référentiel http://www.passeportformation.eu/cecr.pdf existe bien mais il peut refléter des situations très différentes. Untel manie très bien l’anglais technique rattaché à son métier mais peine à parler ne serait-ce que pour échanger des banalités avec un anglophone. « my job is rich » mais c’est tout.
  1. Doit-on attendre de manier parfaitement une langue pour se lancer ? Probablement non lorsque se faire comprendre est l’essentiel. Là encore, définissons des priorités…
  1. Ne se bloque-t-on pas soi-même en ne saisissant pas la moindre occasion de pratiquer ? Un touriste en perdition sera reconnaissant de vous entendre voler à son secours et pardonnera les erreurs… Osons !
  1. Repensons la façon d’enseigner les langues. Le milieu scolaire privilégie encore trop une étude très académique… Règles de grammaire, listes de verbes à ingurgiter, tout cela est indispensable mais ne doit pas se faire au détriment de l’oral… les langues vivantes ne doivent pas être acquises comme une langue morte. Parler, tester, se tromper, affiner ses réflexes, parler encore et toujours, facilite l’acquisition d’une langue. Songeons un instant à un enfant qui apprend à parler… il baragouine, teste, est repris par les adultes. Il baigne dans un monde auditif, il est immergé dans sa langue et il l’apprend ! Voire il en apprend plusieurs dans des familles bilingues et tout ça sans que ses parents ne déposent un livre de grammaire dans son berceau…
Les formations pour adultes et les séjours linguistiques en immersion de nos jeunes ne s’y trompent pas : la méthode efficace ne peut être que celle-là !

  1. A l’écrit, mieux vaut des phrases simples avec une seule idée (cela vaut dans toutes les langues). Si vous peinez dans l’anglais technique par manque de vocabulaire, offrez-vous l’un de ces livres qui vous aidera à pallier à ce frein. Enfin, la presse anglophone permet au lecteur de renforcer sa pratique de la lecture et d’enrichir son vocabulaire sur les sujets d’ordre général (Vocable, journaux étrangers…).


Pas de fausse modestie ou de surestimation de votre niveau, lancez-vous à l’eau dès que l’occasion se présente et privilégiez la langue in-vivo.

Par Sandrine.

samedi 23 janvier 2010

Knowledge management: la clé du succès

Cette vidéo signée IBM résume parfaitement cette notion de Management par la Connaissance.

Vous avez probablement pour ambition de créer de la valeur par vos nombreuses actions dans votre équipe et plus généralement dans votre entreprise. Réaliser des objectifs quotidiennement ne suffit pas à écrire l’histoire. Il est nécessaire de construire un tapis » de savoirs sur lequel tout un chacun pourra s’appuyer et enrichir à son tour.

C’est le principe du « knowledge management ».

Le transfert de connaissance englobe évidemment la formation qui fait partie intégrante du pôle communication.
Car former est avant tout communiquer. J’entends par là qu’on ne peut mettre en place un support de connaissances sans l’accompagner d’échanges, de discussion.

Pour prendre un exemple de la vie quotidienne : lorsque vous avez fait vos premiers pas en informatique en acquerrant un PC, et que vous avez commencé votre phase d’apprentissage en découvrant le vaste champ de possibilités que cet outil allait vous offrir, avez-vous su tout de suite par quel où commencer ?
Comment allumer la « bête », l’éteindre, maîtriser cet étrange animal que l’on nomme souris ?
N’auriez-vous pas aimé bénéficier des conseils d’une personne ayant surmonté ces étapes et connaissant les ficelles du métier ?
Combien d’heures auriez-vous gagné ? Et mis bout à bout, n’auriez-vous pas mis moins de temps à créer la start-up que vous dirigez aujourd’hui ? Et à embaucher ces collaborateurs dévoués pour qu’à leur tour ils réalisent leurs projets ?

Des réactions en chaîne (ou un cercle vertueux si vous préférez) voilà ce que permet un knowledge management accompli.

Comment distiller la connaissance et l’information dans votre équipe ?

Tout dépend du votre effectif ! Et de vos moyens !

Moins de 10 :

vous devez privilégier les réunions, les entretiens, les fiches (informatiques ou papier). En majorité, le knowledge management résidera sur l’oral.
Un commercial vient de trouver une idée géniale pour développer les ventes : réunissez votre équipe et donnez la parole au principal intéressé. Echangez ensuite afin que chacun s’imprègne de cette nouvelle technique. Profitez-en pour lever tous les doutes et proposez à ce que votre commercial accompagne ceux qui manqueraient d’assurance.
Montre-moi, j’apprendrai !
Le knowledge management permet de renforcer la confiance de chacun : je sais exactement quoi faire pour que cela fonctionne !

Entre 10 et 50:

Privilégiez des powerpoints présentant les méthodes. Et rendez-les accessible à tous. Sur un PC en libre service par exemple.
Actualisez régulièrement les fichiers et soyez toujours « open » aux propositions de vos collaborateurs. Par exemple, un nouvelle recrue déplore de ne pas trouver tel sujet ou pense qu’une présentation n’est pas suffisamment claire. Ecoutez, rectifiez !
Accompagnez chaque élaboration de méthode d’une réunion pour expliquer de vive voix le principe. Cette réunion est INDISPENSABLE.
Attention : Assurez-vous que chacun sache se servir de l’outil informatique. Ne riez pas, souvenez-vous de l’exemple de votre premier PC !
ACCESSIBILITE !

Mettez en place un Who Knows What ! WhoKWhat!:
C’est une fiche qui regroupe les domaines de compétence de chaque collaborateur, leurs coordonnées téléphoniques et d’email. Ainsi, si une connaissance ne se trouve pas dans les méthodes archivées, on peut décrocher son téléphone ou envoyer un mail pour obtenir sa réponse. Tout le monde peut intervenir dans son domaine de compétence.
Faites un point régulier sur les problèmes rencontrés et les sollicitations de chacun. Car si Robert répond sans cesse au téléphone sur des sujets récurrents, c’est soit que l’information initiale est absente, soit qu’elle est mal exprimée.


Plus de 50 :

Il s’agit d’une matriochka car 50 n’est autre que 5 fois 10. Le problème peut donc se décomposer en situation que nous avons déjà rencontrées.
Il est cependant nécessaire d’établir une ligne directrice.


1) Créer un site intranet où chacun peut piocher les informations voulues. Ajoutez un système de forum pour répondre aux diverses questions.
2) Mettez en place un système de parrainage : les anciens parrainent les nouveaux arrivants et les guident. Chaque « roocky » est en contact direct avec son parrain. C’est son référent. Il se tissera ainsi des réseaux de connaissance qui se ramifieront à leur tour à mesure que l’entreprise grandira ou se renouvellera.

De plus, les "anciens" se sentiront ainsi valorisés!
3) Faites des tests de connaissances à travers des mises en situation au hasard des réunions.

4) Réunissez régulièrement les parrains afin qu’ils vous dressent un tableau des problématiques et des succès qu’ils ont rencontrés. Si le sujet peut intéresser le plus grand nombre, versez-le au site intranet et mettez-le à l’ordre du jour d’une intervention.


Quelques citations pour finir :
« Former les hommes, ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu » Aristophane

« Tu me dis, j’oublie.
Tu m’enseignes, je me souviens.
Tu m’impliques, j’apprends » B. Franklin

« Il n’y a pas une méthode unique pour étudier les choses » Aristote

« Trois choses donnent à l’élève l’envie de dépasser le maître : poser beaucoup de questions, retenir les réponses, enseigner » Comenius


Et souvenez-vous : Le management peut produire des miracles pour peu qu’il repose sur le respect. On ne manage pas des chiffres.

La philosophie de ce blog!

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